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La compagnie ferroviaire qui a fusionné avec Thalys aura transporté 19,5 millions de passagers l'an dernier, en hausse de 5% sur un an.

La reprise dans le ferroviaire s’est confirmée en 2024. Dernier résultat en date, celui d’Eurostar qui a fusionné fin 2023 avec Thalys sous l’égide de la SNCF qui était l’actionnaire très majoritaire des deux transporteurs à grande vitesse européens. Le nouvel ensemble a ainsi fait voyager 19,5 millions de passagers l’an dernier soit une progression de 5% comparé à 2023 (après +22% en 2023, année de rattrapage d’après-Covid). « C’est le résultat le plus élevé jamais atteint par Eurostar » , se félicite la compagnie dans un communiqué. Les trafics ont notamment été soutenus de juillet à septembre par les Jeux olympiques et paralympiques pour lesquels avaient ajouté des rotations et fait rouler une rame aux couleurs de l’évènement sportif.

Eurostar intègre Skyteam

Un objectif de transporter 30 millions de passagers en 2030

2024 fut une année importante dans ce calendrier de la fusion. Le nouvel Eurostar a en effet harmonisé l’an dernier ses trois classes de voyage entre ses différentes routes, vers la Grande-Bretagne et l’Europe continentale, avec Eurostar Standard, Eurostar Plus et Eurostar Premier très utilisée par la clientèle professionnelle. Le second chantier est de faire rouler plus vert son parc de 51 trains en décidant de recourir à 100% d’énergies renouvelables d’ici 2030. Le troisième, le plus coûteux pour la compagnie ferroviaire, consista en la commande de 50 trains à grande vitesse afin de proposer un design et un confort unifiés à bord et d’utiliser des trains adaptés électriquement et technologiquement à la desserte des cinq pays traversés actuellement (France, Royaume-Uni, Belgique, Pays-Bas et Allemagne) voire sur de nouvelles routes. Fort d’une livraison des premières rames à partir de 2030, Eurostar anticipait ainsi surtout une augmentation continue de son trafic avec un objectif de transporter 30 millions de passagers par an à cet horizon

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L'Orlybus vit ses dernières semaines. Le prolongement de la ligne 14 jusqu’à l’aéroport aura rapidement scellé le sort de la ligne, désertée par les passagers.

Comme l’on pouvait s’en douter, l’arrivée de la ligne 14 à Orly en juin dernier s’est rapidement imposée comme l’option la plus pratique pour de nombreux voyageurs d’affaires ou loisirs. Et l’Orlybus est victime du succès du métro. Île-de-France Mobilités (IDFM) vient donc d’acter la fermeture de la ligne, fixée au 3 mars prochain.

Un trafic en chute de 80%

« Le succès du prolongement de la ligne 14 jusqu’à Orly (plus de 25 000 voyageurs quotidiens) a entrainé une baisse de la fréquentation de 80 % d’Orlybus, qui reliait la place Denfert Rochereau dans le 15ᵉ arrondissements de Paris à l’aéroport » indique IDFM. « Face à cette baisse et des bus, circulant parfois complètement à vide, la ligne fermera officiellement ses portes aux voyageurs, le 3 mars 2025 » est-il précisé.

Ligne 14 : la tarification fixée à 11,50€ pour rejoindre l’aéroport d’Orly

La fin de l’Orlybus – qui doit permettre de générer des économies – s’explique aussi par la fiabilité de la ligne 14. Celle-ci relie désormais Châtelet-Les-Halles à Orly en 25 minutes à peine, contre 45 minutes pour le trajet en Orlybus. En outre, la fréquence des deux modes de transport plaide aussi largement en faveur de la ligne 14 : un métro toutes les 95 secondes, contre un Orlybus toutes les 10 à 20 minutes. La ligne revendique aussi un taux de ponctualité de 100%. En outre, IDFM souligne que la ligne est 100 % accessible pour les voyageurs en situation de handicap et à mobilité réduite.

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A travers des cartes sur les risques en matière de santé et de sécurité, mais aussi de changement climatique et de santé mentale, International SOS dresse un état d'un monde confronté à des crises multiples.

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Acteur clé de l’assistance santé et sûreté, International SOS est bien placé pour observer les désordres du monde. Son rapport Perspectives des risques 2025, dévoilé en fin d’année dernière, avait mis en lumière un monde fragmenté sur fond de multipolarité croissante et d’emploi de la violence de plus en plus désinhibé, autant de la part d’états que de milices. Une planète en permacrise, secouée par des tensions conjuguées d’ordre géopolitiques, sociales, climatiques ou sanitaires.

Sa carte des risques 2025, réactualisée chaque année, ne montre pas le contraire. « Tout porte à croise que l’année sera dans la lignée de 2024, remarque Beatrix Renaut, responsable régionale Sécurité chez International SOS. C’est pourquoi nous n’avons baissé les niveaux de risque de sécurité d’aucun pays » . A l’inverse, le Soudan et le Liban sont passés de risques élevés à extrêmes, tandis que la zone proche de la frontière israélo-libanaise est devenue à risque élevé depuis l’été dernier.

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Ces prévisions demandent cependant une adaptation permanente au changement. Un audit prévu fin janvier en Israël pourrait conduire à y revoir à la baisse les préconisations en matière de voyages. Jusqu’ici, ISOS invitait à éviter tout déplacement en Israël sur une profondeur d’une dizaine de kilomètres à proximité de la frontière libanaise comme de la bande de Gaza ou de la Syrie. Et plus largement, pour l’ensemble du pays, International SOS conseille encore aujourd’hui d’évacuer les salariés non essentiels et d’éviter tout déplacement non stratégique, les autres pouvant se poursuivre avec des mesures de sûreté adaptées au contexte. En attendant sans doute un éventuel relâchement.

En parallèle, alors que la Syrie est aujourd’hui l’un des rares pays dans le monde avec l’Iran et la Corée du Nord où International SOS n’a aucune présence, l’évolution de la situation suite au départ de Bachar El Assad entrouvre la porte d’un retour sur place à moyen terme, selon Christophe Suptil, directeur général Stratégie d’ International SOS : « Nous suivons la situation de très près et restons prudents. Il n’y a pas de changement immédiat et le pays reste à risques extrêmes. Cela pourrait changer une fois qu’on aura pu retourner sur le terrain et faire un audit du pays et des prestataires ».

Elections, pièges à risques

Sans apparaître directement sur la carte des risques, 2025 sera aussi marquée par un autre facteur de troubles potentiels avec une année électorale quasiment aussi chargée qu’en 2024. Deux grandes échéances sont notamment prévues en Afrique, en Côte d’Ivoire et au Cameroun, et pourraient faire vaciller des présidents en place depuis des lustres, Alassane Ouattara et Paul Byia. Autres scrutins sensibles sur fond de relations avec l’OTAN et la Russie, des élections présidentielles sont aussi programmées en Pologne et Moldavie.

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International SOS : quels risques anticiper en 2025 ?

A côté des conflits qui agitent le monde, un autre élément le bouleverse en profondeur, et de manière de plus en plus visible : le climat, intégré pour la deuxième année dans la carte des risques d’International SOS à travers des données compilées pour l’indice INFORM Climate Change, fruit de la collaboration entre le Centre euro-méditerranéen sur le changement climatique et le Centre commun de recherche de la Commission européenne. « Nous sommes malheureusement bien placés pour l’observer, remarque le directeur médical Philippe Guibert. Les alertes que nous transmettons pour des événements liés au changement climatique ont connu une croissance de 80% en 2023 vs 2022 ».

Outre des catastrophes naturelles aux conséquences dramatiques, le changement climatique se couple souvent, aux yeux d’International SOS, d’une composante sanitaire et sécuritaire face à la vulnérabilité de certains territoires, quand la pollution de l’air ou des environnements de plus en plus chauds peut peser sur les conditions de travail des salariés dans les pays les plus concernés.

Si les inondations en Espagne ou les récents incendies à Los Angeles ont montré que les pays au nord du monde n’étaient pas à l’abri, les pays aux risques les plus élevés en matière de changement climatique se trouvent dans les régions intertropicales. Des zones où se concentrent aussi les pays où les risques de santé sont les plus grands, que ce soit en raison d’épidémies, mais aussi de difficultés d’accès aux soins ou de leur qualité. Dans ce cadre, le Soudan est passé en « risques très élevés », mais en parallèle, ISOS constate une évolution favorable en Lybie et en Côte d’Ivoire « où les politiques de santé publique portent leurs fruits, d’où une notation redescendue à élevé », remarque le docteur Philippe Guibert.

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Plus globalement, le directeur médical d’International SOS s’inquiète de voir la résurgence de maladies comme la tuberculose ou la rougeole, d’une moindre couverture vaccinale et de questions qui se posent, y compris en France, sur l’accès aux soins. Alors que le Covid n’est pas loin dans le passé, International SOS est en alerte au regard des nouvelles pandémies qui pourraient apparaître sur les radars à l’image des cas humains de grippe aviaire H5N1 apparus aux Etats-Unis ou le développement du virus Mpox.

Pandémie, changement climatique, conflits mondiaux, mais aussi immixtion de l’IA dans le monde professionnel : le monde n’est pas seulement plus fragmenté, il est aussi plus anxiogène. Dans ce cadre, International SOS ajoute un dernier filtre à sa carte des risques, axé celui-ci sur la santé mentale. Avec, là, un diagnostic plus défavorable aux pays des continents européen et américain. « Le stress, les burn out affectent un million et demi de personnes en France chaque année. Cette réalité va perdurer », souligne Philippe Guibert. Comme, malheureusement, tous les autres facteurs de risques, à n’en pas douter.

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Trenitalia reprendra la desserte Paris-Milan début avril avec deux rotations quotidiennes tandis que le Paris-Marseille, opéré à compter du 15 juin, affichera 4 allers-retours chaque jour. La compagnie italienne desservira ainsi dès l'été les trois premières villes françaises.

C’est un véritable show auquel a été invité la presse ce matin à Paris afin de faire le point sur les trois ans de Trenitalia en France. « Nous avons déjà fait voyager 3 millions de passagers, avec une hausse de 40% par an depuis 2022. Surtout, 98% des clients sont satisfaits de leur voyage, du bon rapport qualité/prix et sont prêts à réutiliser nos services » , s’est félicité Marco Caposciutti. Et le président de la compagnie ferroviaire en France d’annoncer le retour tant attendu de la ligne Paris-Milan à compter du 1er avril, à raison de deux allers-retours par jour. « Cette suspension due à des éboulements dans la vallée de la Maurienne le 27 août 2023 nous a fait perdre quelque 850 000 passagers sur notre ligne historique », regrette-t-il.

Les ventes ont été ouvertes ce matin pour ces trajets qui seront programmés au départ de Paris Gare de Lyon à 7h30 et 15h18, ainsi qu’à 6h25 et 15h53 depuis Milan. Dans les deux sens, les rames Frecciarossa marqueront des arrêts à Lyon Saint-Exupéry TGV, Chambéry, Saint-Jean-de-Maurienne, Modane, Oulx et Turin. « Ces arrêts, avec en nouveauté Saint-Jean-de-Maurienne et Oulx, permettent de capter des marchés intermédiaires tout en gardant un temps global optimisé, de 6h30 à 7h selon les trajets, précise Fabrice Toledano, le directeur commercial et marketing de Trenitalia France. De quoi aussi répondre aux critiques du gouvernement qui accuse les nouveaux entrants de ne se limiter qu’aux lignes les plus rentables ». Le prix d’appel débutera à 35€ pour parcourir l’ensemble de la ligne entre Paris et la capitale lombarde.

Paris-Marseille dès le 15 juin 2025

Dans la foulée, le 15 juin précisément, le premier concurrent de la SNCF en France lancera ses rames sur Marseille à raison de 4 allers-retours quotidiens opérés en 3h20. Si la grille tarifaire ne sera dévoilée que lors de la commercialisation des billets, à partir de la première quinzaine de mars, les horaires de circulation sont déjà connus avec des départs de Paris-Lyon à 5h55, 11h15, 14h26 et 19h04, de même qu’à 6h52, 9h53, 15h40 et 18h49 depuis Marseille Saint-Charles, avec des arrêts marqués à Lyon Saint-Exupéry TGV, Avignon TGV et Aix-en-Provence TGV. « Nous offrirons ainsi à la clientèle professionnelle la possibilité de partir tôt le matin pour leurs rendez-vous et de faire des allers-retours journée », insiste Fabrice Toledano. Une boutique de vente Trenitalia sera installée dans la gare marseillaise afin de compléter une distribution assurée directement online et via des plateformes partenaires (Trainline, Kombo, Omio…) en l’absence d’accord avec SNCF Connect. « Ces partenaires sont importants. Nous les encourageons à se développer car cela participe au développement de la concurrence dans le ferroviaire », assure-t-il.

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La SNCF justifie cette augmentation des tarifs, équivalente à celle de l'inflation prévue en 2025, par les investissements qu'elle doit réaliser notamment dans l'entretien du réseau. Les hausses de certains abonnements utilisés par les voyageurs professionnels sont en revanche beaucoup plus élevées.

Comme chaque année début janvier, SNCF Voyageurs vient d’annoncer le montant des augmentations pour ses services TGV Inoui et Ouigo, soit +1,5% en moyenne en 2025, après une hausse de +2,6% en 2024 et de +7% en 2023. Si le ralentissement de cette croissance tarifaire peut être imputable à de meilleurs chiffres de l’inflation (+1,3% en 2024 après 5,7% en 2023), la compagnie justifie cette progression par les investissements qu’elle doit réaliser, et notamment en matière d’entretien du réseau ferré national. En parallèle, les hausses seront d’un niveau comparable pour les lignes internationales même si le transporteur précise que des différences pourraient exister « en fonction des pays et des contextes ». Elles seront en revanche légèrement supérieures, de +1,9%, pour les trains Intercités.

Face aux habituelles critiques concernant le coût des billets de train, jugé excessif par une majorité de Français, la SNCF souligne que « 1 billet loisir sur 2 devrait être acheté à moins de 47 €, toute classe et tarif confondus ». Et que « 3 clients grande vitesse sur 4 continueront à bénéficier d’un prix réduit » grâce aux offres Ouigo, à la carte Avantage ou aux diverses offres promotionnelles proposées au fil de l’année. Et SNCF Voyageurs de souligner dans son analyse que « comparé à 2019, la progression du prix moyen pour un billet grande vitesse est inférieure à 8%, à comparer avec une évolution de l’ordre de 18% de l’indice des prix ».

 

Pour les voyageurs professionnels, le prix et les avantages de la carte Liberté sont maintenus, permettant de bénéficier de tarifs fixes par destination. Son prix reste ainsi inchangé en 2025, soit 349€ (299€ avec le Contrat Pro), accompagné de réductions de 45% en 1ère classe de 60% en 2nde. Des avantages sont en outre ajoutés concernant les déplacements en Ouigo, comme la possibilité d’échanger son billet à la dernière minute.

Mauvaise nouvelle en revanche pour les utilisateurs des Forfaits Ligne à Grande Vitesse hebdo et mensuel, rebaptisés au passage Pass Hebdo TGV Inoui et Pass Mensuel TGV Inoui : leur prix va s’envoler de 10% dès le 29 janvier prochain. Petite consolation, le coût de chaque réservation, actuellement de 1,5€, passera à zéro, inclus désormais dans le prix mensuel du pass dont l’utilisation s’étend du lundi au dimanche pour sa version hebdomadaire et du 1er au 30/31 du mois pour le pass mensuel. Second avantage, les abonnés pourront désormais réaliser deux réservations par jour pour leurs déplacements.

Hausse des abonnements Max Actif/Max Actif+

La facture sera également plus salée, de +4% en moyenne, à compter du 1er avril prochain pour les 2000 voyageurs (sur 20 000 abonnés) qui se déplacent chaque mois grâce à l’offre Max Actif ou Max Actif +. Et ce, « quelle que soit la date d’anniversaire de l’abonnement », précise SNCF Voyageurs. En échange, ils bénéficieront également de la possibilité d’effectuer deux réservations quotidiennement. La SNCF précise que ces nouvelles dispositions « faciliteront la réservation en dernière minute sur certains trains complets pour l’ensemble des clients ».

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