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L'organisation Transport & Environnement a analysé 27 compagnies ferroviaires européennes à partir de multiples critères comme le prix ou la ponctualité. Si Trenitalia arrive en tête du classement et la SNCF en 5e position, Eurostar est bonne dernière.

Pour la première fois, l’organisation Transport & Environnement (T&E) a classé 27 compagnies ferroviaires européennes à partir d’une série de critères dont le niveau des prix, la ponctualité des trains, la facilité de réservation ou la revente de billets. Au classement général, Trenitalia arrive en tête, suivie des chemins de fer suisses SBB CFF, de RegioJet, la compagnie opérant en Tchéquie et Slovaquie, et de la SNCF. Ouigo et Eurostar arrivent en queue du classement, respectivement en 25e et 27e places. Parmi les autres grandes compagnie européennes, l’espagnole Renfe arrive en 7e position, l’italienne Italo juste derrière, la belge SNCB en 12e, l’allemande DB en 16e et la néerlandaise NS en 23e place.

Concernant les prix, qui comptent pour 25% de la note globale, Ouigo se classe en deuxième position compte tenu de son statut d’opérateur low cost, juste derrière FlixTrain, son équivalent allemand appartenant au groupe Flix Mobility, l’opérateur de FlixBux également. Très critiquée sur ce point des tarifs, jugés trop élevés, par ses clients, la SNCF se classe effectivement en 20e place, sa filiale Eurostar arrivant carrément en 26e place avec des prix moyens deux fois supérieurs à la moyenne des billets de train en Europe. L’opérateur ferroviaire britannique Great Western Railway (GWR) est toutefois celui qui propose les billets les plus chers selon l’étude. A noter que la Deutsche Bahn fait un tout petit peu mieux que la SNCF sur ce plan tarifaire, en 19e position.

Eurostar deux fois plus chères que la moyenne européenne

Concernant l’expérience de réservation sur leur plateforme et l’ouverture à la distribution sur d’autres sites Internet - qui représentent 15% du score final -, SBB, la DB et l’ÖBB arrivent en tête. Eurostar fait un peu mieux que sa maison mère, 8e et 9e, tandis que Ouigo pointe à la 18e place. T&E estime que pour développer les déplacements en train en Europe, la réservation se doit d’être « efficace, flexible et ergonomique » . Et de préciser que le prochain règlement européen consacré à la réservation et la billetterie unique prendra en compte cette expérience de réservation. « Ce texte législatif à venir aidera les passagers à réserver des billets transfrontaliers et multi-opérateurs tout en bénéficiant de tous les droits des passagers de l’UE en cas de retard » , précise l’organisation.

Peut mieux faire pour la ponctualité

Le classement concernant la ponctualité ne joue également pas en faveur de la SNCF et de ses filiales. Si les CFF suisses, la SNCB et la Renfe trustent le trio de tête, suivies des NF et de Trenitalia, la SNCF se classe en effet en 11e place, Ouigo et Eurostar en 13e et 14e rang, avec des notes inférieures à 5 sur 10. A noter également la très mauvaise position de la DB, en 23e position, qui paye le manque de régularité de ses trains. A noter que Trenitalia affiche des résultats nettement meilleurs qu’Italo (5e contre 19e), alors que les deux compagnies opèrent sur le même réseau à grande vitesse en Italie.

Seuls 11 opérateurs sur 27 possèdent une ponctualité supérieure à 80%. Pour améliorer ces chiffres, T&E insiste sur la nécessité d’entretenir les réseaux ferroviaire et d’investir dans la signalisation et plus particulièrement le système ERTMS qui permettra de faire rouler davantage de trains sur les réseaux ferroviaires tout en améliorant la ponctualité. Pour peu que « les opérateurs ferroviaires investissent dans du matériel roulant neuf et moderne » , souligne T&E.

La SNCF offre la meilleure expérience de voyage

Petite consolation pour la SNCF, elle se classe première avec une note de 10/10 pour le confort à bord durant le voyage, devançant Trenitalia et la DB. Ce classement repose sur plusieurs critères dont la présence du wifi, les choix de restauration, l’existence de prises électriques et la vitesses des trains. Surprise, la SNCB arrive en dernière position parmi les 27 opérateurs passés au crible par T&E. La compagnie belge pourra se consoler en étant celle qui propose le meilleur service… aux cyclistes !

T&E achève son analyse en émettant plusieurs recommandation pour améliorer la vente de billets de train en Europe et pour décarboner les transports en Europe. Le premier est que l’Union européenne oblige « tous les opérateurs ferroviaires à autoriser les distributeurs de billets à revendre les billets à des conditions équitables, raisonnables et non discriminatoires » . La seconde est un allongement des délais de réservation avec une ouverture à la vente des billets « au moins six mois à l’avance« . Dans le cadre de l’ouverture du marché ferroviaire à la concurrence, « l’UE et les États membres devraient réduire les péages ferroviaires pour baisser les coûts d’exploitation afin de soutenir les nouveaux services ferroviaires ». La question des prix pour accroître les ventes est cruciale.

T&E détaille ses préconisations

T&E propose l’instauration de tarifs spéciaux pour certaines clientèles comme les familles et milite pour une baisse de la TVA applicable aux billets de train. « Les opérateurs ferroviaires devraient [aussi] indemniser les voyageurs en cas de retard de plus de 15 minutes et rembourser intégralement les billets lorsque le retard dépasse 60 minutes ». Enfin, le plus couteux, « l’UE et les États membres devraient investir dans l’entretien, la modernisation et la numérisation du réseau ferroviaire pour améliorer la fiabilité ». Le prochain budget de l’UE et la révision à venir de la Connecting Europe Facibility (CEF) représentent une opportunités pour faciliter le financement de ces travaux. Tandis que les compagnies sont invitées « à rénover le matériel roulant existant et à acheter de nouveaux trains, en particulier pour les services de nuit ».

Source : https://www.voyages-d-affaires.com/


Avec une capacité en hausse de 10% à l'été 2025, Brussels Airlines proposera l'offre la plus importante de son histoire vers l'Afrique subsaharienne.

Brussels Airlines a dévoilé son réseau long-courrier pour l’été 2025, avec une capacité record vers l’Afrique subsaharienne. La compagnie belge assurera 56 vols hebdomadaires vers la région, soit une augmentation de 10 % par rapport à l’été 2024. La capacité de l’avion long-courrier supplémentaire – portant à 11 le total – sera déployée essentiellement à destination de l’Afrique subsaharienne. Et ce, outre les deux lignes du réseau nord-atlantique reliant Bruxelles à New York-JFK et Washington-Dulles International.

L’arrivée du 11ème avion long-courrier Airbus A330 en juin 2025 se traduira par une densification des fréquences de Brussels Airlines sur l’Afrique. Selon le planning du transporteur belge, les lignes vers Nairobi (Kenya) et Accra (Ghana) passeront à des rotations quotidiennes. Banjul (Gambie), Freetown (Sierra Leone) et Conakry (Guinée) bénéficieront de fréquences supplémentaires. Dakar (Sénégal) et Abidjan (Côte d’Ivoire) seront desservis par davantage de vols directs au lieu de vols triangulaires.

 

 

La principale nouveauté du programme Afrique 2025 sera une liaison sans escale quotidienne sur Kinshasa en République démocratique du Congo. Cette ligne directe remplacera à partir de mars 2025 les cinq vols hebdomadaires sans escale déjà existants. Ainsi que les deux vols hebdomadaires via Luanda en Angola.

De fait, Brussels Airlines cessera la desserte de la capitale angolaise, s’appuyant sur le réseau de sa maison mère, Lufthansa. La compagnie allemande offre trois fréquences hebdomadaires depuis Francfort en A330.

Avec ce vol quotidien sans escale, Brussels Airlines espère réduire les risques de retards ou d’autres soucis opérationnels. Tout en offrant un vol plus durable avec l’arrêt de son escale. « Kinshasa est sans aucun doute notre liaison phare. L’histoire de l’aviation en Belgique a commencé il y a près de 100 ans avec l’ambition de relier Kinshasa et Bruxelles par voie aérienne. Le fait de passer à une liaison quotidienne directe démontre notre engagement fort envers la République démocratique du Congo », explique Dorothea von Boxberg, CEO, Brussels Airlines

Le transporteur belge va continuer d’étendre son réseau long-courrier dans les prochaines années avec la livraison de deux autres appareils. On pense au Canada et probablement une destination sur le Moyen-Orient ou l’Asie. D’ici 2027, Brussels Airlines renouvellera également son produit cabine sur ses trois classes de service (affaires, Economy Premium et Economie).

Source : https://www.voyages-d-affaires.com/


L'Association IATA se plaint que les ruptures des chaînes d'approvisionnement des constructeurs aéronautiques et filiales posent de plus en plus un challenge écologique et économique aux compagnies.

2025 pourrait être moins « glamour » que prévue pour les compagnies aériennes. C’est la prédiction qu’avance désormais l’Association internationale du transport aérien (IATA). L’association, par la voix de son virulent directeur général Willie Walsh, s’attend en effet à ce que de graves problèmes liés à la chaîne d’approvisionnement affectent de nouveau les performances des compagnies aériennes en 2025. Dans sa boule de cristal, IATA voit des augmentations des coûts d’exploitation et une limitation de la croissance.

IATA n’a pas totalement tort. Les délais dans la chaîne d’approvisionnement des avionneurs signifie en effet moins d’avions livrés ainsi que moins d’efficacité écologique et donc économique avec la prolongation de vie d’avions plus gourmands en carburant. IATA quantifie précisément ce surcoût dans un rapport.

L’âge moyen de la flotte mondiale a atteint cette année le chiffre record de 14,8 ans, ce qui représente une augmentation significative par rapport à la moyenne de 13,6 ans pour la période 1990-2024. Les livraisons d’avions ont fortement chuté depuis le pic de 1 813 appareils atteint en 2018. L’estimation des livraisons pour 2024 est de 1 254 avions, soit un déficit de 30 % par rapport aux prévisions de début d’année. En 2025, les livraisons devraient s’élever à 1 802, bien en-deçà des prévisions antérieures. Elles s’établissaient en effet à 2 293 livraisons. De nouvelles révisions à la baisse en 2025 sont largement considérées comme possibles.

Commandes moindres et plus d’avions à l’arrêt

Le carnet de commandes (nombre cumulé de commandes non honorées) pour les nouveaux avions a atteint 17 000 appareils. Ce qui, selon IATA, constitue un record. Au rythme actuel des livraisons, il faudrait 14 ans pour le remplir. C’est plus du double du retard moyen pour la période 2013-2019. Avant le Covid, le délai de livraison s’élevait en effet à 6 ans. Toutefois, le temps d’attente devrait se raccourcir à mesure que les taux de livraison augmentent.

Le nombre d’avions « parqués » représente 14 % de la flotte totale. Soit 5 000 appareils sur les 35 166 aéronefs recensés en décembre 2024. Bien que la situation se soit améliorée récemment, le nombre d’avions en stationnement reste supérieur de 4 points aux niveaux antérieurs à la pandémie. Ce qui représente environ 1 600 avions. Plus inquiétant, près de 44% des avions à l’arrêt le sont pour des moteurs défectueux. Ce qui représente plus de 700 appareils. IATA estime que la situation va perdurer en 2025.

 

« Les problèmes liés à la chaîne d’approvisionnement frustrent toutes les compagnies aériennes, avec un triple impact sur les recettes, les coûts et les performances environnementales. Les coefficients de remplissage atteignent des niveaux record et il ne fait aucun doute que si nous avions plus d’avions, ils pourraient être déployés de manière rentable, ce qui compromet nos recettes. Pendant ce temps, la flotte vieillissante que les compagnies aériennes utilisent a des coûts de maintenance plus élevés. Elle consomme plus de carburant et nécessite plus de capital pour la maintenir en état de vol. De plus, les tarifs de leasing d’avion ont augmenté plus rapidement que les taux d’intérêt. Et celà, en raison d’une concurrence entre les compagnies aériennes pour augmenter leurs capacités », a déclaré Willie Walsh, directeur général de l’IATA.

Un transport aérien plus lent à se décarboner

IATA note que cette situation génère en partie deux évolutions négatives.

  • L’efficience environnementale reste inchangée entre 2023 et 2024, à 0,23 litre/100 tonnes-kilomètres disponibles (ATK). Il s’agit d’un recul par rapport à la tendance à long terme (1990-2019) d’améliorations annuelles de l’efficacité énergétique de l’ordre de 1,5 à 2,0 %.
  • La demande exceptionnelle d’avions loués a poussé les taux de location des avions mono-couloirs (de type Airbus A320 et Boeing 737) à des niveaux de 20%-30% plus élevés qu’en 2019.

« L’ensemble du secteur de l’aviation est uni dans son engagement à atteindre des émissions nettes de carbone nulles d’ici 2050. Les compagnies aériennes doivent supporter le plus gros du fardeau pour réaliser cet objectif. Les problèmes liés à la chaîne d’approvisionnement en sont un bon exemple. Les fabricants laissent ainsi tomber leurs clients. Ce qui a pour effet direct de ralentir les efforts déployés par les compagnies aériennes pour limiter leurs émissions de carbone. Si les constructeurs d’avions et de moteurs pouvaient régler leurs problèmes et tenir leurs promesses, nous aurions une flotte aérienne plus économe en carburant », a déclaré M. Walsh.

Quant aux passagers d’affaires, ils devront voler sur des avions plus anciens, donc plus bruyants. Et, de surcroît, en payer probablement le coût…

Source : https://www.voyages-d-affaires.com/


Depuis 30 ans, Eurostar rapproche les personnes grâce aux liaisons à grande vitesse établies entre les plus grandes villes d’Europe. Et depuis le 4 novembre, la marque propose trois nouvelles classes de voyage : Eurostar Standard, Eurostar Plus, Eurostar Premier. Parmi elles, Eurostar Premier, entièrement repensée pour offrir une sensation de liberté inégalée.

Eurostar a également revu son offre pour les voyageurs d'affaires, qui bénéficient maintenant d’une flexibilité et d’un confort absolus.

Trois nouvelles classes de voyage

Eurostar lance trois nouvelles classes de voyage pour présenter une offre unique et uniformisée sur l'ensemble de son réseau.

Eurostar Standard
Voyages rapides et flexibles pour rejoindre les villes les plus incontournables d’Europe.
Eurostar Plus
Plus d'espace, plus de confort et un repas léger* pendant le trajet.
Eurostar Premier
L’expérience signature d’Eurostar conçue pour les voyages professionnels ou personnels.

Bienvenue à bord de l’expérience Eurostar Premier

Sélection unique de vins**, associations audacieuses et saveurs percutantes : les voyageurs peuvent s'attendre à une expérience gustative comme aucune autre.

Créativité, savoir-faire et écoresponsabilité sont au menu de cette collaboration exclusive de chefs, pâtissier·es et sommelier·es avant-gardistes.

À l'origine des plats qui seront servis à bord, Jeremy Chan, un jeune chef britannique. Sa cuisine met à l'honneur des produits de saison, issus de sources locales et écoresponsables.

Pour la carte des desserts, c'est Jessica Préalpato, jeune cheffe pâtissière française qui a été choisie. Nommée World’s Best Pastry Chef en 2019, elle a privilégié les saveurs naturelles sans sucres ajoutés pour réconcilier gourmandise et équilibre.

Côté boisson, c'est Honey Spencer qui régale. Cette sommelière britannique offre aux voyageurs Eurostar une sélection électrique de vins bio et Champagne Fleury Biodynamique.

Une nouvelle offre corporate pour les voyageurs d'affaires

Les entreprises peuvent réserver directement via Eurostar ou par l’intermédiaire d’une agence de voyages. Eurostar propose également une gamme de tarifs corporate pour répondre aux besoins de toute sa clientèle d’affaires.

Pour tous leurs trajets, les voyageurs d'affaires bénéficieront des avantages suivants :

  • Des échanges gratuits illimités de billets Eurostar Premier jusqu’à 48 heures après le départ. (Il suffit de payer la différence de prix).
  • L'échange gratuit et illimité de billets Eurostar Standard et Eurostar Plus jusqu’à 1 heure avant le départ. (Il suffit de payer la différence de prix).
  • Un remboursement intégral des billets Eurostar Premier jusqu’à 48 heures après le départ.
  • Un remboursement intégral des billets Eurostar Standard et Eurostar Plus jusqu’à 7 jours avant le départ, moyennant des frais de 25 €.

Sur tout le réseau Eurostar, les clients d'affaires bénéficient d'une souplesse d'accès à la journée et peuvent emprunter n’importe quel train le jour du départ lorsqu'ils voyagent en Eurostar Premier*.

Sur les routes entre la France, la Belgique, les Pays-Bas et l’Allemagne, les voyageurs peuvent empruntez le train avant ou après celui initialement réservé lorsqu'ils voyagent en Eurostar Standard ou en Eurostar Plus***.

Des lounges Eurostar Premier pour une évasion totale

Les lounges réservés aux clients Eurostar Premier ont été rénovés pour garantir un plus grand confort. Chacun d’entre eux a été pensé par des architectes locaux pour refléter l'ambiance de leur ville respective.
Les client.es pourront y profiter d'un moment privilégié dès l’arrivée : cocktails inédits préparés en quelques minutes, presse, canapés confortables, ambiance calme, confort et intimité… tout a été pensé dans les moindres détails pour satisfaire une clientèle d’affaires exigeante.

*Disponible uniquement sur les routes vers et depuis Londres
**L'abus d'alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération.
***Sous réserve de disponibilité. Le client doit voyager le même jour et sur la même ligne que ceux de sa réservation initiale. Placement ou repas en Eurostar Premier non garantis.

Source : https://www.deplacementspros.com/

 


Les ETA (Electronic Travel Authorization) deviennent la nouvelle norme pour voyager. L'Australie fut la première à lancer cette formalité, suivie par les Etats-Unis, le Canada, ou encore Singapour et bientôt le Royaume-Uni pour les Européens. L'UE est sur les rangs, mais rencontre des difficultés.

C’est devenu la nouvelle norme pour les voyageurs ayant la possibilité de se rendre dans un pays sans visa particulier : l‘Autorisation de Voyage Electronique (Electronic Travel Authorization). Ce formulaire en ligne permet à l’autorité du pays réceptif de stocker des données sur un voyageur, l’ETA remplaçant en quelque sorte la fiche qu’un voyageur devait remplir avant d’entrer dans un pays dans le passé.

L’ETA s’apparente donc à une autorisation d’entrée. Avec la facilité de tout remplir électroniquement depuis chez soi ou son bureau. Et de passer en quelques minutes les frontières à l’arrivée muni généralement d’un QR code généré par l’ETA.

La France en tête des passeports passe-partout

Cette souplesse de formalité est généralement réservée aux voyageurs exemptés de visa. Néanmoins, certains pays – comme par exemple le Cambodge – exigent désormais d’avoir cette autorisation avant l’arrivée sur son sol, visa ou pas, tandis qu’au Kenya comme au Sri Lanka, l’ETA correspond de fait à un visa. Une curiosité néanmoins pour le Mexique : dans les aéroports, les voyageurs français obtiennent bien leur visa – gratuit – à l’arrivée ainsi qu’un Formulaire Migratoire Multiple (FMM) électronique. Généré automatiquement, il devra cependant être imprimé pour tout passage par une frontière terrestre.

Les législations variant grandement d’un pays l’autre, il est donc indispensable de bien regarder quelles sont les règles d’entrée sur le territoire de destination. Les compagnies aériennes envoient généralement des messages rappelant quelles sont les formalités obligatoires. Sur le site du ministère des affaires étrangères et européennes du gouvernement français, une page dédiée aux formalités fournit toutes les mises à jour.

Un modèle qui se multiplie à travers le monde

Jusqu’à présent, les voyageurs d’affaires européens devaient surtout remplir une ETA pour l’Amérique du Nord (Etats-Unis et Canada) ou pour la zone pacifique (Australie et Nouvelle-Zélande).

L’Australie a été le premier pays au monde à lancer une ETA. Les premiers tests débutèrent en 1996 avec Singapour. La pratique s’est généralisée à partir de 2001. L’Australie applique ainsi deux types d’ETA. Celui pour les ressortissants de l’Union Européenne est le plus simple. Appelé Evisitoril est gratuit et délivré en ligne en généralement 24 heures.

Le modèle australien a été suivi depuis une dizaine d’années par les pays suivants : Cambodge, Canada, Corée, Etats-Unis, Kenya, Malaisie, Nouvelle-Zélande, Seychelles, Singapour et Sri Lanka. En 2024, la Malaisie et le Cambodge ont rendu obligatoire l’obtention d’une autorisation électronique de voyage pour les voyageurs européens. En 2025, Israël, Royaume-Uni et Thaïlande introduiront à leur tour une ETA pour les visiteurs exemptés de visa ou bénéficiant d’un visa gratuit.

Pour le Royaume-Uni, le programme UK-ETA devient universel dès janvier 2025 après avoir été testé depuis un an avec certains ressortissants du Golfe. Cette formalité concernera 49 pays mais elle se fera graduellement.

Si les citoyens du Canada ou des Etats-Unis devront obtenir une ETA avant leur arrivée dès le 8 janvier, les citoyens de l’Union Européenne sont tranquilles jusqu’au 2 avril. A cette date, ils devront – Irlande exceptée – se munir aussi de la fameuse autorisation. Il en coûtera 10 £, sera délivré en un maximum de temps de trois jours et aura une validité de deux ans. Cependant, tout changement de passeport impliquera une nouvelle demande.

Les déboires de l’ETIAS et de l’EES en Europe

L’Europe travaille également sur l’introduction à la fois d’un visa et d’une autorisation préalable de voyage électroniques. Elle concerne les ressortissants autres que ceux de trente pays européens (26 Etats de l’UE + l’Islande, le Liechtenstein, la Norvège et la Suisse). En gestation depuis 2016, l’ETIAS devrait faciliter les entrées sur le territoire de l’Europe et sera valable trois ans.

L’autorisation préalable ETIAS se double cependant de l’EES. Il s’agit dans les faits d’un système d’entrée/sortie informatique automatisé, installé pour renforcer les frontières externes européennes. Il remplace en fait le coup de tampon sur le passeport. L’EES compte des données enregistrées dans la base ETIAS, le document de voyage utilisé, ainsi que la date et le lieu d’entrée et de sortie.

Le système servira surtout à mieux contrôler les mouvements migratoires. Il enregistre en effet les ressortissants de pays tiers chaque fois qu’ils franchissent les frontières extérieures des pays européens participant à l’ETIAS. L’EES sera automatique, et ne demandera aucune formalité supplémentaire au voyageur.

Idéaux dans leur conception, les deux programmes se heurtent pourtant depuis le début à des problèmes techniques. Mais aussi parfois aux atermoiements des pays impliqués dans ce système. Aussi l’ETIAS-EES a été repoussé au moins à 5 reprises depuis sa potentielle mise en place en 2021. Non seulement des difficultés techniques impliquant des défaillances des systèmes, mais aussi la protection des données, des problèmes dans la mise en place de l’EES, ont repoussé le lancement.

Prévu en juin 2024, la France a réussi à obtenir un délai supplémentaire avec la tenue des Jeux olympiques. Le lancement avait été alors reporté au 10 novembre. On a appris depuis que ce ne serait pas avant la mi-2025. Il semblerait qu’il continue d’y avoir des incompatibilités entre les systèmes de données de l’ETIAS et de l’EES

Les ETA sont l’avenir du voyageur

Si les ETA sont bien synonymes de simplification des formalités de voyages, le tout digital peut tourner parfois au casse-tête. La semaine dernière, les passagers se rendant aux Etats-Unis depuis l’Europe ne pouvaient produire leur autorisation d’entrée sur le territoire américain à cause d’une panne du système. Panne qui a duré deux heures. Le site ESTA annonçait du reste une maintenance de nouveau le 13 novembre entre 7 heures et 9 heures du matin heure européenne. Coup de chance: peu d’avions partaient pour les Etats-Unis depuis l’Europe à ces heures-là !

L’ETA pour le « voyageur digne de confiance » au Japon

On l’appelle le Trusted Traveler Program au Japon. Lancé en 2020, ce programme est dédié aux voyageurs « dignes de confiance » selon des critères définis par les autorités japonaises. Par « digne de confiance », le Japon considère les ressortissants de pays exemptés de visa venant pour un court séjour. Et qui n’ont jamais commis d’acte illégal ou illicte au Japon, ayant entraîné une amende, injonction ou expulsion du pays.

S’y ajoutent également l’un des critères suivants: -Etre responsable au sein d’une entreprise ou être employé à plein temps dans le cadre d’un déplacement d’affaires.

  • Etre un touriste avec une carte de crédit platinum d’une institution reconnue (Amex ou BNP Paribas par exemple).
  • Etre un membre de famille d’un touriste ou d’un voyageur d’affaires tels qu’identifiés dans les phrases précédentes.
  • Faire partie des citoyens américains membres du Global Entry Program des services de l’immigration et des frontières des Etats-Unis.

Quelle est la récompense, une fois les formalités d’enregistrement au programme accomplies pour le « Trusted Traveler »? La possibilité d’utiliser les passages automatiques de frontières dans tous les aéroports du pays sans tampon pendant une durée de trois ans grâce à une carte délivrée par les autorités. Le jeu en vaut-il vraiment la chandelle?

 

Source : https://www.voyages-d-affaires.com/