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Le Département des Transports américain a forcé la main aux compagnies aériennes refusant de rembourser les passagers pour des vols annulés durant le Covid.

Depuis quelque temps, l’administration américaine a durci le ton envers les compagnies aériennes – américaines ou internationales – qui traînent des pieds depuis des mois, voire des années, pour rembourser les passagers des vols annulés pendant la période Covid. Une démarche des transporteurs d’autant plus surprenante qu’ils engrangent des bénéfices records depuis la fin de la pandémie.

Le Department of Transportation (DOT) a, selon l’administration Biden, infligé un niveau d’amendes historique aux compagnies aériennes, supervisant le retour de près de 4 milliards de dollars de remboursements dus aux passagers, dont plus de 600 millions de dollars pour les voyageurs touchés par la débâcle de Southwest Airlines pendant l’été 2022. Dans le même temps, le DOT a infligé plus de 166 millions de dollars de pénalités aux compagnies aériennes pour violation des règles de protection des consommateurs.

 
 

Et les actions punitives contre les compagnies qui ne respectent pas leurs engagements continuent. Cloués récemment au pilori, on trouve les compagnies KLM, Lufthansa et South African Airways. Les trois transporteurs doivent toujours quelque 900 millions de dollars de remboursement et sont condamnées à des amendes de 2,5 millions de dollars. Dans le détail, Lufthansa doit 775 millions de dollars de remboursements aux passagers et 1,1 million de dollars d’amende. KLM a 113,3 millions d’arriérés en suspens, plus une amende de 1,1 million. Enfin, SAA fait traîner le remboursement de 15,2 millions de dollars et doit s’acquitter d’une amende de 300 000 dollars.

La bataille du DOT pour les droits des voyageurs sur le sol américain continue de prendre de l’ampleur. Le lancement d’une grille des droits des passagers et des compensations accordées est accessible sous le site FlightRights.gov. Ce site a eu des résultats.  Aujourd’hui, les dix principales compagnies aériennes américaines garantissent le changement de réservation et les repas gratuits. Neuf d’entre elles garantissent un hébergement à l’hôtel lors d’un retard ou d’une annulation importants. Le taux d’annulation est ainsi tombé l’an passé à 1,2%. Le chiffre le plus bas depuis une décennie.

Enfin, le DOT vient d’annoncer durcir les mesures contre les frais surprises des compagnies. Il exige des compagnies aériennes qu’elles remboursent automatiquement les passagers affectés par des taxes surprises et qu’elles les démantèlent. Des règles qui permettront aux consommateurs d’économiser plus d’un demi-milliard de dollars chaque année en frais cachés. Ces dispositions sur les remboursements des compagnies aériennes sont devenues loi en 2024 et promulguées le 16 mai dernier.

Source : https://www.voyages-d-affaires.com/


Un des principaux syndicats des contrôleurs aériens a lancé un appel à la grève samedi 25 mai 2024. Conséquences : 70 % des vols sont annulés à Paris - Orly.

Le trafic aérien sera très perturbé samedi 25 mai 2024. En raison d’une grève lancée par le syndicat des contrôleurs aériens Unsa-Icna, la Direction générale de l’Aviation civile (DGAC) a demandé aux compagnies aériennes d’annuler préventivement 70% des vols à Paris-Orly, a annoncé l’AFP.

D’après les informations de BFM TV, les vols à destination des outre-mer ne sont pas concernés en raison de la « continuité territoriale ». De son côté, les Aéroports de Paris invitent les voyageurs à vérifier « l’actualité » de leur vol auprès de leur compagnie aérienne avant de venir à l’aéroport.

À travers ce mouvement social, le syndicat souhaite obtenir l’augmentation du nombre d’aiguilleurs du ciel. Une revendication qui n’avait pas été prise en compte lors de la signature d’un accord pris à la fin du mois d’avril entre la DGAC et le SNCTA, un autre syndicat.

Source : https://actu.fr/


Eurostar, qui a dépassé pour la première fois les 2Md€ de chiffre d'affaires, entend renforcer son offre dans les cinq pays desservis actuellement, voire au-delà, via des rames plus capacitaires et un parc unifié technologiquement.

 

C’est une accélération importante de la croissance de son activité ferroviaire que projette Eurostar avec l’annonce de son intention de commander jusqu’à 50 trains à grande vitesse. Ce nouveau parc permettra aux passagers de bénéficier de plus de confort durant leur voyage, à la compagnie ferroviaire de disposer de rames plus capacitaires capables de rouler sur les différents réseaux européens, et notamment vers Londres via le tunnel sous la Manche. Outre les cinq pays desservis (France, Royaume-Uni, Belgique, Pays-Bas et Allemagne) sur lesquels les liaisons seront augmentées et développées, Eurostar envisage d’aller « au-delà » en Europe. Cette commande intègre ainsi la hausse anticipée de voyages en train et sa volonté de transporter 30 millions de passagers par an d’ici 2030, contre 18,6 millions en 2023 (+22%).

Cette mesure a été rendue possible par le retour de bons résultats financiers avec un chiffre d’affaires qui atteint pour la première fois les 2 milliards d’euros (+26%) depuis la fusion d’Eurostar avec Thalys et un Ebitda de 423 millions d’euros (+8%). La dette, qui avait explosée pendant la période du Covid, a, elle, été refinancée, passant de 963,7 M€ en avril 2024 à 650M€ aujourd’hui « sous la forme d’un prêt à terme vert de 5 ans » . « Sept mois seulement après le lancement du nouvel Eurostar, nous confirmons notre trajectoire avec de nouveaux records de croissance du trafic et de performance financière », s’est ainsi félicitée Gwendoline Cazenave, CEO d’Eurostar.

Les nouvelles rames remplaceront progressivement les trains Alstom

 

Les futurs TGV, qui seront livrés progressivement à partir du début des années 2030, viendront rejoindre la flotte de 17 e320 livrés par Siemens entre 2015 et 2018, d’une capacité de près de 900 passagers (222 places de type 1ère et 672 en 2nde). A l’achèvement du contrat, Eurostar disposera d’un total de 67 trains, soit « une augmentation de 30% par rapport aux 51 trains exploités aujourd’hui », précise la compagnie dans un communiqué. Ce qui laisse supposer que ces nouvelles rames remplaceront les 8 rames e300 et surtout les 26 anciens TGV Thalys d’Alstom qui ne peuvent circuler sur les liaisons transmanche. En attendant, ces trains rouges sont toujours en cours de rénovation selon le projet lancé en 2019, avant la fusion avec Eurostar. Un chantier qui a pris un sérieux retard avec la pandémie et l’envolée du coût des matériaux.

Des trains aux meilleures performances énergétiques

Comme pour les nouveaux TGV M commandés par la SNCF, l’actionnaire principal d’Eurostar avec près de 56% du capital, ces trains à grande vitesse seront plus écologiques fort d’une meilleure performance énergétique : moins de consommation d’énergie, moins de rejets carbone, meilleure recyclabilité… L’ambition de Gwendoline Cazenave est en effet qu’Eurostar devienne « l’épine dorsale du voyage durable en Europe ». Ces 50 rames seront-elles construites par Alstom ou plutôt par Siemens pour des questions d’uniformité avec les e320 ? La bataille s’annonce d’ores et déjà féroce entre les deux constructeurs, Alstom venant de perdre au profit de l’Allemand le contrat de construction des TGV de la future ligne Los Angeles-Las Vegas.

Source : https://www.voyages-d-affaires.com/


Passer les contrôles et monter dans l'avion uniquement par une technologie biométrique : c'est ce qu'offre depuis peu l'aéroport urbain de Milan Linate. Une première parmi les grands aéroports européens.

Fort de ses 9,5 millions de passagers en 2023, Milan Linate est l’un des premiers aéroports d’importance en Europe à devenir 100% biométrique pour le contrôle d’identité des passagers. En coopération avec l’équipementier aéronautique français Thales et l’entreprise en sécurité suisse Dormakaba, la société de gestion des aéroports de Milan SEA vient de mettre en place le système FaceBoarding. Ce dernier permet aux passagers de passer les contrôles de sécurité et d’embarquer sur leur vol par la simple reconnaissance du visage. Cette technologie a également élaborée avec l’aval de l’ENAC (l’autorité italienne de l’aviation civile) et de la police nationale italienne.

Le système FaceBoarding n’est pas obligatoire. Il a cependant déjà été adopté par les compagnies ITA Airways et SAS Scandinavian Airlines. La SEA estime que d’autres compagnies aériennes devraient rapidement adopter cette procédure. FaceBoarding permet aux passagers de bénéficier d’un processus simplifié de vérification des documents d’identité et de mesures de sécurité renforcées. Les utilisateurs n’ont ensuite plus besoin de présenter de documents ou leurs cartes d’embarquement. Un gain de temps considérable…

 
 

Pour les passagers, FaceBoarding est ouvert sur inscription. Il peut être fait immédiatement à l’un des kiosques dans l’aérogare ou par le biais de la nouvelle application mobile des aéroports milanais. Car, en parallèle, la SEA a également modernisé son application en ligne. L’interface est désormais plus conviviale et plus facile d’utilisation. Elle permet d’utiliser tous les principaux services de l’aéroport à portée de main.

– Suivre un vol, en offrant des informations en temps réel sur son statut, les heures de départ et d’arrivée prévues et réelles, la durée, le numéro du tapis à bagages, la zone d’enregistrement et le numéro de la porte d’embarquement.

 Payer son parking, un parcours « fast-track », des salons VIP ou l’emballage de bagages.

– Télécharger sa carte d’embarquement pour un vol.

– Trouver rapidement les boutiques, bars et restaurants présents dans les aéroports de Linate et Malpensa.

Source : https://www.voyages-d-affaires.com/


La fermeture de la base Ryanair à Bordeaux, annoncée le 14 mai, montre combien la politique de la compagnie irlandaise est faite de cajoleries et menaces pour les aéroports...

 

Ce n’est pas la première fois que Ryanair ferme une base en Europe. Le procédé est toujours le même : après avoir promis monts et merveilles à un aéroport contre incitations financières, la compagnie irlandaise est toujours prompt à fermer l’une de ses bases, dès que l’aéroport évoque une augmentation de taxes. Bordeaux n’échappe pas à la règle.

Dès mars, Ryanair avait annoncé la couleur à Bordeaux. La compagnie déplorait un « doublement des charges »« Trois de nos avions sont basés là-bas, nos activités fonctionnent très bien et nous y avons beaucoup de bons employés. Mais si la réponse de l’aéroport est de nous demander de payer deux fois plus, la réponse est non », insistait alors Michael O’Leary, le dirigeant de la compagnie. L’aéroport avait alors fait montre d’optimisme, indiquant poursuivre les négociations. L’échec est donc aujourd’hui patent.

 

Dans un communiqué, Ryanair a annoncé qu’elle fermera sa base bordelaise en novembre (une perte d’investissement de $300m) suite à l’échec des négociations avec l’aéroport de Bordeaux sur l’extension des services low-cost de Ryanair. En raison de l’augmentation des coûts à Bordeaux à partir de novembre 2024, Ryanair déplacera ses trois avions basés à Bordeaux vers des aéroports moins coûteux ailleurs en Europe.

La compagnie indique que ce départ entraînera l’arrêt de 40 lignes Ryanair au départ et à destination de Bordeaux. Ainsi que la perte de plus de 90 emplois pour les pilotes, le personnel de cabine et les ingénieurs basés à Bordeaux. Selon le directeur commercial de Ryanair, Jason McGuinness, « La perte de Bordeaux sera un gain pour d’autres aéroports à travers l’Europe, et nous avons déjà entamé des discussions avec nos pilotes, personnel navigant et ingénieurs basés à Bordeaux pour leur offrir des postes similaires dans d’autres bases attrayantes de Ryanair à travers l’Europe à partir de novembre 2024. »

Ryanair à Bordeaux

Cet été, Ryanair dessert depuis Bordeaux :

– France : Figari, Marseille.
– Espagne : Alicante, Barcelone, Ibiza, Madrid, Malaga, Minorque, Palma, Ténérife, Séville, Valence.
– Irlande et Royaume-Uni : Cork, Dublin, Birmingham, Edimbourg, Londres-Stansted, Manchester.
– Italie : Alghero, Bari, Bergame, Naples, Pise, Rome, Trapani, Venise.
– Maroc : Agadir, Fès, Marrakech, Tanger.
– Portugal : Faro, Lisbonne, Porto.
– Autres destinations en Europe : Bruxelles-Charleroi, Cracovie, Malte, Paphos, Prague, Zadar.

Sur cette liste, certaines lignes seront probablement reprises par des avions Ryanair basés hors de Bordeaux. Ce pourrait être le cas pour certains vols vers l’Irlande, le Royaume-Uni, l’Espagne, le Portugal et le Maroc. Par ailleurs, 18 destinations du réseau Ryanair sont desservies par la concurrence (Barcelone, Dublin, Fès, Ibiza, Lisbonne, Londres, Madrid, Malaga, Manchester, Marrakech, Minorque, Palma, Porto, Tenerife, Dublin, Naples, Rome, Venise). Au final, le réseau de destinations au départ de Bordeaux pourrait être amputé d’une quinzaine de lignes. Un chiffre suffisamment significatif pour peser sur le trafic passagers…

Source : https://www.voyages-d-affaires.com/