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Air Canada pourrait être confrontée à un mouvement de grève des pilotes en septembre. La compagnie anticipe en assouplissant ses conditions d’annulation et d’échange.

Il reste trois semaines à Air Canada pour trouver un accord avec la Air Line Pilots Association. Faute de quoi les pilotes de la compagnie canadienne pourraient bien mettre leur menace à exécution au travers d’un mouvement de grève à compter du 17 septembre prochain.

La période de réflexion de trois semaines laisse amplement de temps aux parties pour régler les questions en suspens

Pour autant, la direction d’Air Canada se veut optimiste : « Air Canada reste déterminée à conclure avec ses pilotes un accord équitable qui reconnaît leur professionnalisme et leur contribution à la société aérienne » indique-t-elle dans un communiqué publié le 27 août. « Des progrès importants ont été réalisés pendant les pourparlers, et la période de réflexion de trois semaines laisse amplement de temps aux parties pour régler les questions en suspens. Air Canada s’engage pleinement à mener des négociations fructueuses tout au long de cette période » assure la direction de la compagnie.

Reste que les voyageurs d’affaires et la clientèle loisirs ont besoin de garanties pendant cette période de turbulences. Air Canada vient donc de revoir sa politique d’annulation et d’échange. La compagnie évoque « une politique de bonne volonté qui offre plus de souplesse à tous les clients qui ont un voyage imminent ». Et de préciser : « À compter d’aujourd’hui [le 27 août, ndlr], les clients qui ont acheté un billet pour un voyage à bord d’un vol d’Air Canada devant être assuré immédiatement avant ou après la date de fin de la période de réflexion, le 17 septembre 2024, pourront apporter sans frais supplémentaires des modifications à tout voyage déjà acheté ».

Source : https://www.voyages-d-affaires.com/

 


L'interdiction de survol de la Russie pour les compagnies d'Europe occidentale combinée à la faiblesse du tourisme émetteur chinois rendent l'exploitation de lignes aériennes vers la Chine de moins en moins attractive.

Quelque chose ne tourne pas rond pour les transporteurs aériens européens se rendant en Chine. Le coup de semonce est intervenu début août avec l’annonce par British Airways de la suspension de sa ligne Londres Heathrow-Pékin le 26 octobre. La compagnie avait repris cette ligne en juin 2023 à raison de quatre fréquences par semaine. Elle explique sa décision par des coûts d’exploitation trop élevés en raison de l’interdiction de survol du territoire russe. Ce qui rallonge en moyenne le temps de vol de deux heures. Avec pour conséquence évidente une hausse de consommation de carburant, estimée à 15%.

Le transporteur a indiqué que cette décision était certes « temporaire » et qu’elle sera réévaluée en 2025. British Airways conserve néanmoins ses lignes sur Shanghai et Hong Kong.

Les compagnies européennes se concentrent sur Pékin et Shanghai
 

La compagnie nationale britannique n’est pas la seule à revoir son réseau vers la Chine. Ainsi, quelques semaines avant l’annonce de BA, Virgin Atlantic indiquait suspendre définitivement sa ligne Londres Heathrow-Shanghai, qu’elle exploitait depuis quelque 25 ans. Elle était la dernière ligne du transporteur en Chine après avoir fermé sa liaison sur Hong Kong en 2022.

Généralement, les programmes de vols des compagnies aériennes d’Europe de l’Ouest sur la Chine ont subi un véritable dégraissage par rapport à l’avant-Covid. Plusieurs facteurs affectent une reprise plus solide de l’axe aérien Europe-Chine. Outre l’interdiction russe, on peut citer la faible reprise du tourisme chinois vers l’Europe en raison de difficultés économiques. Ainsi qu’un climat de défiance entre l’occident et la Chine, qui se traduit par des courants d’affaires moindres. La simplification des visas pour se rendre en Chine pour les Occidentaux n’aura que peu influencé cette évolution.

Côté transport aérien, on s’aperçoit que la plupart des compagnies aériennes d’Europe de l’Ouest ont ainsi réduit leur réseau aux seules dessertes de Pékin et de Shanghai en Chine Populaire.

Finnair et Lufthansa exploitaient avant le Covid le plus grand nombre de lignes sur la Chine. La compagnie finlandaise se posait ainsi à Canton, Chongqing, Nanjing, Pékin, Shanghai et Xian. Elle n’exploite plus qu’une unique ligne vers Shanghai.

Lufthansa exploitait également un réseau d’une dizaine de lignes sur la Chine avant la pandémie de Covid. Le transporteur allemand desservait notamment des destinations uniques pour une compagnie européenne comme Shenyang ou Qingdao. Cet été, Lufthansa ne se pose plus qu’à Pékin et Shanghai. Même si elle offre la plus grande capacité en sièges de toutes les compagnies européennes, à raison de quatre vols quotidiens – deux au départ de Francfort comme au départ de Munich.

Le PDG de Lufthansa Carsten Spohr, a récemment évoqué davantage de liaisons à l’avenir. Mais elles n’ont aucune chance de se concrétiser aussi longtemps que l’espace aérien russe reste fermé.

Quant à Air France-KLMle réseau s’est également réduit aux dessertes de Pékin et Shanghai. Le binôme n’a pour l’instant toujours pas repris ses lignes vers Canton, Chengdu, Hangzhou, Tianjin, Wuhan et Xian depuis la crise sanitaire.

Les compagnies chinoises en profitent

La fermeture de l’espace aérien russe aux compagnies occidentales ne fait cependant pas que des malheureuses. Dans une récente étude parue début août, le consultant aérien OAG faisait une analyse de la situation aérienne entre la Chine et l’Europe. Avec ce constat que les compagnies chinoises avaient très fortement augmenté leur présence. OAG indique que les compagnies chinoises offraient ainsi en août plus de 7 millions de sièges à l’international, en hausse de 54% par rapport au même mois de 2023.

Sur un axe Chine/Europe occidentale, le nombre de fréquences sur la saison d’été est passée de 6 568 vols en 2023 à 11 317 vols en 2024. Soit une augmentation de 72,3% sur un an. Et une augmentation de 13,2% par rapport à l’été 2019 ( 9 997 vols).

Pour cette saison d’été, le nombre de fréquences des compagnies chinoises par destination est même supérieure de 120% à 2023 pour Istanbul, Madrid, Budapest et Paris. La capitale française bénéficie ainsi de 1 065 fréquences avec la Chine contre 482 sur la saison précédente.

Cependant, Paris n’a toujours pas retrouvé son niveau de 2019. Le nombre de fréquences reste en effet en retrait de 41,5% par rapport à 2019. La capitale française est ainsi la seule ville d’Europe à avoir moins de vols qu’en 2019.

Fréquences des compagnies aériennes chinoises en été vers l’Europe

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Nouvelles destinations en Europe

Les transporteurs chinois avec la plus forte augmentation de vols cet été sont, selon OAG, Juneyao Airlines, Shanghai Airlines et Xiamen Airlines. Ces trois transporteurs enregistrent une augmentation de plus de 100% de leurs fréquences d’un été à l’autre. Et même proche de 200% pour Juneyao. OAG indique que cette dernière compagnie a lancé 254 vols vers de nouvelles destinations telles que Athènes, Bruxelles ou Manchester. Tandis que Shanghai Airlines s’est distinguée en devenant le premier transporteur chinois à se poser à Marseille.

OAG constate encore que les trois géants chinois, Air China, China Eastern et China Southern, ont également fortement augmenté le nombre de leurs vols. Air China offre cet été 5 011 fréquences sur l’Europe (+7,3% par rapport à 2019 et +63,7% par rapport à 2023). Avec 2 075 fréquences, China Eastern offre 14,3% de fréquences en plus qu’en 2019 et 83,6% en plus qu’en 2023. Avec notamment le lancement en septembre de vols entre Venise et Shanghai. Enfin, China Southern a stimulé son offre de 16,7% par rapport à 2019 et de 83,8% par rapport à 2023 avec un total de 1 917 fréquences.

Reste maintenant à savoir si le marché aura bien absorbé cette énorme capacité aérienne chinoise. Rien n’est moins sûr dans le contexte géopolitique et économique actuel.

Source : https://www.voyages-d-affaires.com/


Transports publics, aéroports, hôtels : l'accueil des Jeux paralympiques a permis des avancées pour l'accessibilité des voyageurs en situation de handicap.

Bien sûr, tout ne sera pas parfait pour accueillir les athlètes et spectateurs en situation de handicap lors des prochains Jeux paralympiques. L’accessibilité du métro parisien reste évidemment le gros point noir de la capitale française pour les voyageurs à mobilité réduite. Hormis la ligne 14 et les stations nouvelles ou récemment rénovées - 24 stations ont été rendues accessibles entre 2017 et 2024 -, il sera toujours difficile, aujourd’hui comme demain, d’aboutir sur les quais en fauteuil roulant. À la différence des gares desservant les sites olympiques, dont la SNCF assure que 100% d’entre elles sont entièrement accessibles en vue de l’événement.

A cet effet, côté maintenance, la SNCF assure que « des renforts exceptionnels ont été mis en place afin d’éviter les pannes d’ascenseurs et d’escaliers mécaniques et de réduire les délais d’intervention au maximum ». Quant aux gares RER, le service d’assistance Assist’enGare – récemment repensé pour offrir un guichet unique pour la réservation tout-en-un, pour toutes les étapes de leur voyage, qu’il soit régional, national, avec correspondance, ou international – y est proposé dans l’ensemble d’entre elles.

C’est, entre autres, un des héritages dont pourront à l’avenir profiter les voyageurs d’affaires PMR ou malvoyants dans une destination auparavant peu connue pour simplifier leurs déplacements. Parmi les autres avancées qui auront un effet pérenne, la ville de Paris a par exemple investi une vingtaine de millions d’euros dans des reprises de chaussée pour accroître le nombre d’arrêts de bus organisés pour permettre la dépose des personnes en fauteuil. Un chiffre passé de 53% à 70%, alors que l’intégralité des lignes de bus et de tramways sont désormais accessibles en fauteuil.

D’autre part, que ce soit dans la ville, dans ses gares comme dans ses aéroports, l’accueil des JO se traduit par une évolution de la signalétique et la mise en place d’éléments sonores, par exemple des automates de ventes à interface vocale à Paris. Du côté de la RATP, l’annonce des stations desservies à bord des rames est en train d’être déployée sur six lignes de métro – les 3b, 7, 7b, 8, 10 et 12 – afin de faciliter les déplacements des voyageurs déficients visuels, et plus largement de tous les usagers. Dans le même ordre d’idées, les aéroports parisiens ont vu le déploiement du langage FALC (Facile à Lire et à Comprendre), en particulier aux postes d’inspection filtrage et près des ascenseurs.

Mobilité réduite : le handicap à la traîne du voyage d’affaires

Alors que Paris-CDG et Paris-Orly vont voir transiter un plus grande nombre de voyageurs en situation de handicap cet été, le groupe ADP a réalisé près de 150 aménagements, entre autres des espaces canins pour les chiens guides ou encore des salles – 6 à CDG et 2 à Orly – équipées de table de change à hauteur variable et de lève-malade plafonnier ou mobile. Une solution que Roissy et Orly sont les premiers aéroports en France à proposer.

Alors que près de 1,4 million de prestations d’assistance sont réalisées chaque année dans les aéroports parisiens, 42 espaces d’Assistance Mobilité ont été également totalement renouvelés pour certains et pour d’autres nouvellement créés. Le groupe ADP s’est intéressé à un autre point, présenté comme « clé pour l’autonomie et le confort » des voyageurs à mobilité réduite : la conservation de leur fauteuil tout au long du parcours.

ADP : portes d’entrée obligées des JO de Paris

Les voyageurs accrédités des Jeux Paralympiques auront ainsi droit à la mise à disposition systématique de leur fauteuil roulant personnel depuis et jusqu’à la passerelle de l’avion. A ces fins, le nombre de véhicules élévateurs destinés aux avions au large a été augmenté pour un total de 24 « ambulifts », dont 6 supplémentaires à Paris-CDG et 10 disponibles à Paris-Orly. « Un processus que nous généralisons progressivement à l’ensemble des passagers au plus tard à la mi-2025 », précise le groupe ADP.

Le développement de cette solution viendra d’autant renforcer le service d’Air France SAPHIR (Service dédié à l’Assistance aux Personnes Handicapées pour les Informations et les Réservations), lancé il y a plus de 20 ans. La compagnie compte capitaliser sur cet héritage pour faire qu’un maximum de passagers puissent récupérer leur propre fauteuil à la sortie de l’avion, et non celui proposé par l’assistance. Selon la compagnie, ce service est une des raisons pour lesquelles 35% des personnes en situation de handicap accréditées pour les JO ont choisi Air France pour venir à Paris cet été.

Source : https://www.voyages-d-affaires.com/


Les liaisons SNCF et Trenitalia entre Paris et Milan ne pourront pas rouvrir à l’automne 2024 en raison de travaux compliqués pour sécuriser la zone de circulation des trains près de Modane. Une nouvelle date est annoncée pour le premier trimestre 2025 si tout va bien.

Mauvaise nouvelle : la ligne ferroviaire France-Italie touchée par un éboulement il y a presque un an en vallée de la Maurienne connait un nouveau délai dans sa réouverture. Alors que cette dernière était programmée cet automne pour les trafics de passagers et de fret, sa remise en service est à nouveau décalée au premier trimestre 2025. La préfecture de la Savoie et SNCF Réseau ont justifié ce retard dans un communiqué commun expliquant que des « cavités instables découvertes dans la zone centrale du versant [….] se révèlent beaucoup plus étendues que prévu » et « vont nécessiter des travaux supplémentaires de purges, d’ancrage et de pose de grillages ». Ils précisent également que la réouverture de la ligne ferroviaire ne pourra intervenir au 1er trimestre 2025 si aucun nouvel aléa géologique sérieux ne survient » d’ici là.

Une coupure qui impacte la SNCF et Trenitalia

C’est le 27 août 2023 que quelque 15 000 m3 de pierres se sont décrochées près de Modane en Savoie, ensevelissant une route départementale, l’autoroute A43 (rouvert rapidement après l’éboulement) et une galerie ferroviaire longue de 300 mètres par laquelle transitaient les TGV de la SNCF et les Frecciarossa de Trenitalia entre Paris et Milan (via Turin) ainsi que les TER. Le chantier actuel s’avère particulièrement technique avec une vingtaine de cordistes qui travaillent à plus de 200 mètres de hauteur pour stabiliser la falaise avec « à tout moment des pierres ou des blocs peuvent se détacher et chuter en contrebas », précise le communiqué. Cette coupure de la ligne a obligé la SNCF à proposer des solutions de remplacement aux voyageurs avec un voyage en TGV jusqu’à Saint-Michel-de-Maurienne puis des liaisons en autocar. Comme l’an dernier, la compagnie ferroviaire planche déjà sur les solutions de substitution pour l’accès aux stations de ski de Maurienne (Aussois, La Norma, Valfréjus , Valloire, Valmeinier…) pour la prochaine saison hiver 2024-2025. Trenitalia s’est depuis concentrée sur ses seules liaisons entre Paris et Lyon proposées jusqu’à 5 fois par jour. Cet évènement géologique conforte par ailleurs les professionnels favorables à l’ouverture à l’horizon 2032 de la ligne à grande vitesse Lyon-Turin dont le tunnel de 57 km sous les Alpes permettra de relier les deux villes en moins de 2 heures.

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Quels sont les aéroports français et les compagnies aériennes les plus ponctuels, et à l’inverse les mauvais élèves en matière de perturbations depuis le début de l’année ? Eléments de réponse avec le palmarès dévoilé le 7 août par AirHelp.

Alors que des athlètes du monde entier se voient quotidiennement récompensés par les podiums de Paris 2024, AirHelp se prête à son tour à l’exercice, dans le domaine du transport aérien. Le spécialiste des indemnités aériennes partage aujourd’hui ses données concernant le 1er semestre 2024. Soit près de 355 000 vols au départ du sol français, avec un taux de retard ou d’annulation de 29,5%. L’occasion de mettre à l’honneur les compagnies et les aéroports qui ont géré au mieux les éventuelles turbulences depuis le début de l’année. Et de pointer du doigt les acteurs les plus affectés…

Rennes, Nantes et Toulouse en tête

Du côté des compagnies aériennes, ce palmarès AirHelp met à l’honneur la ponctualité de Vueling. Le taux de perturbation est estimé à 18%, pour un trafic France de quelque 10 000 vols assurés par la compagnie. Quant aux aéroports français – en se focalisant sur les plateformes accueillant plus de 200 vols réguliers par mois, c’est l’aéroport de Rennes qui se distingue par son efficacité. Près de huit voyageurs sur dix (79,5%) ont pu prendre leur vol à l’heure, sur un total de 135 000 passagers. Les aéroports de Nantes (2e) et de Toulouse Blagnac (3e) complètent le podium établi par AirHelp. Leur taux de ponctualité atteint respectivement 77,64% et 77,07%.

A l’inverse, les grandes plateformes françaises ont connu un premier semestre compliqué. Les aéroports de Côte d’Azur (Nice), Paris CDG et Beauvais-Tille sont les moins performants d’après les données publiées par AirHelp, avec des taux de ponctualité respectifs de 63,79%, 66,72% et 70,38%.

Au-delà de ces cas particuliers, il est à noter que le rapport publié par AirHelp témoigne d’une amélioration globale de la situation dans le ciel français. « Bien que le nombre total de voyages aériens au premier semestre ait baissé d’environ 2,5% par rapport à l’année précédente (53,3 millions de passagers), les chiffres de la ponctualité se sont améliorés » pointent les auteurs du rapport. « En 2023, au cours de la même période, 35,2% des vols ont été retardés au départ de leur aéroport d’origine ; en 2024, le taux de perturbation s’est amélioré de 5,75%, les vols retardés ou annulés tombant à 29,50% ».

Source : https://www.voyages-d-affaires.com/